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16 Fév

Les coiffures traditionnelles malgaches

La coiffure est un art, certes, mais dans la culture ancestrale malgache, chaque coiffure était spécifique à un évènement ou une situation vécue par la femme et permettait ainsi de faire passer des messages sans paroles…
L’art de la coiffure a été depuis longtemps un privilège pour les femmes. Il ajoute un plus sur la beauté de la gent féminine. Chaque mèche bouclée, chaque poignet de cheveux courbé font ressortir ce qu’il y a de plus élégant chez la femme. Traditionnellement, variant pour chaque ethnie, chaque geste pour les crinières aux couleurs d’ébène renvoyait à quelque chose d’unique. Les tresses, les nœuds et les coupes, toutes avaient une signification et les styles se transmettaient de génération en génération.

La signification des coiffures traditionnelles
Il existait plusieurs sortes de coiffure pour reconnaitre les différentes tranches d’âge dans la société, celles que l’on portait durant les réjouissances ou pour les deuils, différents de ceux que l’on portait d’ordinaire. Les nobles et les roturières avaient également des coiffures différentes pour qu’on puisse les différencier. La coiffure était ainsi un instrument social qui permettait d’établir la hiérarchisation des individus dans la société traditionnelle malgache.
Voici quelques exemples de nom de coiffures pour chaque situation ou évènement :
En général, les coiffures étaient toutes des tresses qui nécéssitaient de la finesse et de la précision chez le coiffeur comme les tresses pendantes ou les tresses en mariage. Et les noms de coiffure étaient issus de la façon dont ils sont exécutés.
Le Kisotry et le Kiambaramaina étaient des coiffures de deuil, les femmes laissaient leurs cheveux dans le vent sans en faire quoi que ce soit. Le Bango, le Kipetaka, le Kiteloanila étaient des coiffures de jours ordinaires. C’étaient des coiffures simples et pratiques pour affronter les journées de travail.
Il y avait également les coiffures stylées comme le Randrampanety ou fantaisie, le Kihohoka ou renversée, le Kisavokisiny ou rond, le Tototsongo et le Songomandady ou les coiffures en petites touffes alignées et rampantes.
Les coiffures en nœuds comme le Kivona ou nœud simple, leVombory ou nœud arrondi, le Vonkavia ou nœud à gauche.
Le bango anakova pour les enfants et les nobles.

Les coiffures traditionnelles dans la société d’aujourd’hui
De nos jours, ces coiffures sont peu à peu délaissées. Dans le Bestimisaraka, pour les évènements tels que le jour de l’an ou pour fêter Noël, les femmes suivent les tendances en coiffures modernes. Mais durant les fêtes traditionnelles comme le Tsaboraha ou une sorte de retournement des morts pour les Bestimisaraka, elles adoptent encore les coiffures traditionnelles. Pour le deuil, toujours dans le Betsimisaraka, les femmes proches du défunt n’ont pas le droit de se peigner les cheveux et adoptent alors la coiffure naturelle. Pour les Bestileo et les Merina, des Hautes-Terres Centrales, les coiffures traditionnelles sont complètement dépassées par les coiffures modernes. Certaines femmes adoptent encore le style traditionnel pour les cérémonies, mais les différentes codifications selon le statut et les autres critères ne sont plus respectées et les coiffures d’antan, porteuses de messages et chargées d’histoires sont sur le point de passer aux oubliettes…

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